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La digestion est l’ensemble des phénomènes qui transforment les aliments que nous consommons en nutriments qui traversent notre paroi intestinale pour ensuite circulés dans le sang, être utilisés et éliminés.

Dans la pratique, par exemple, votre morceau d’orange doit passer de l’état que nous lui connaissons à quelque chose de microscopique, de plus petit qu’une tête d’épingle pour que nous puissions l’assimiler. Pour compliquer les choses, nous devons le faire tous les jours et en quelques heures !

Connaître le bon fonctionnement du système digestif va nous permettre de comprendre nos problèmes de digestion, pour agir à bon escient. Ainsi,

  • Quand la digestion des graisses est difficile, une solution consiste à augmenter l’acidité de l’estomac.
  • Une candidose buccale peut avoir sont origine au niveau de l’intestin grêle.
Schéma du système digestif

Quelques notions importantes pour comprendre la digestion

Les classifications

Les aliments sont classés traditionnellement en 3 grandes catégories :

  • Les glucides sont les sucres dont le glucose (une des plus petites formes des glucides), le lactose (qui est composé d’un glucose et d’un galactose), l’amidon (qui est une chaine complexe de glucose) font parties. Il en existent un très grands nombres qui se combinent les uns avec les autres. C’est le carburant de notre corps ;
  • Les lipides correspondent au gras comme avec le beurre, les différentes huiles que nous utilisons dans nos cuisines. Vous pouvez aussi entendre parles des acides gras (le mot acide n’étant pas judicieux à la compréhension mais uniquement chimique), des oméga 3… Ils constituent nos stocks ainsi que nos cellules ;
  • Les protéines d’origine animale et végétale sont les briques indispensables à la construction de l’édifice.

Pour ne pas simplifier, tout ce petit monde peut s’assembler et former des combinaisons multiples. Par exemple dans le système digestif, au niveau de l’intestin grêle, des protéines qui transportent des lipides sont appelées, en toute simplicité des chylomicrons. Cette classification reste donc assez rudimentaire et pas toujours compréhensible. Il en existe donc d’autres.

Les nutriments

On divise en 2 parties : les macro et les micro nutriments. Le pain est un macronutriment car il s’agit en fait de la nourriture que nous consommons. Ces macronutriments vont être découpés, dégradés, en micro-nutriments, comme le glucose, qui seront alors assimilés puis utilisés. On peut évidement consommer directement les micronutriments sous forme de compléments alimentaires, on parle alors alors de micronutrition. Ce point est particulièrement intéressant dans les cas de carences.

Autres éléments importants pour une bonne digestion

Les enzymes

Les enzymes permettent de dégrader les nutriments en micronutriments, elles sont très souvent représentées par des ciseaux. Il en existe pour tous les types d’aliments et elles peuvent être éventuellement spécialisées : la lactase pour dégrader le lactose, les lipases pour les lipides, les protéases pour les protéines… Le nom finit en « ase » généralement. Ce sont des alliés indispensables, produites essentiellement dans le foie, mais pas uniquement. Cependant de ce fait, dès que nous aurons un problème au foie, l’ensemble de notre fonctionnement, le métabolisme, sera affecté.

Les vitamines

Les vitamines sont des tous petits éléments que nous ne sommes pas capable de fabriquer, en général. Nous les retrouvons principalement dans la nourriture, comme la vitamine A, qui se trouve dans le beurre ou les œufs, mais nous avons aussi la vitamine D qui a besoin de soleil. Elles sont indispensables et dès que leur taux diminue dans notre sang, sinon tout un ensemble de maladies apparaissent : le scorbut avec la vitamine C, mais aussi la fatigue, les crampes, les maux de tête… Leur classement entre les liposolubles, qui sont solubles dans les lipides donc les huiles, et les hydrosolubles, qui sont solubles dans l’eau, est important. En effet, une vitamine, comme la D, qui est liposoluble, aura une meilleure absorption sous une forme huileuse. Cette connaissance est indispensable, par exemple dans le choix des compléments alimentaires.

Les hormones

Les hormones sont aussi des petits éléments indispensables. A la différence des vitamines, nous les fabriquons dans différentes parties de notre corps, par exemple le cerveau ou les intestins et elles servent à transmettre des informations sous formes chimiques. Elles agissent partout avec une très grande variabilité. Ainsi nous avons la satiété, qui est la sensation ressentie quand nous avons faim, et qui est contrôlée par deux hormones : la leptine et la ghréline. L’une augmente la sensation de faim, l’autre la diminue. Une est fabriquée, on dit aussi synthétisée, par les cellules graisseuses l’autre par le pancréas. Nous pouvons alors facilement imaginer les problèmes qui surviendront après l’ablation du pancréas.

Les différentes parties du corps utilisées pendant la digestion

Les yeux, le nez et l’esprit

Nous l’oublions trop souvent, se nourrir correctement passe en premier par les yeux, le nez et l’esprit, c’est réellement le premier maillon du système digestif. Nous avons tous déjà salivé à l’avance devant un morceau de chocolat, en sentant le parfum d’un croissant devant une boulangerie ou en pensant à la côte de bœuf dont nous allions nous régaler pendant le repas de midi.

En réalité, nous sommes en train de préparer notre corps à la plus grande tâche de sa journée : se nourrir. Notre pensée nous fait saliver pour synthétiser des enzymes comme l’amylase qui iront prévenir l’estomac et les intestins qu’il va falloir travailler prochainement. Un peu comme dans une usine le matin : le premier arrivé allume les lumières et commence à faire chauffer les machines avant l’arrivée des ouvriers et des matières premières. Sur cette ligne de montage tout le monde est important. Si un seul maillon est défectueux, c’est l’ensemble de la chaîne qui verra son travail affecté. Pour nous c’est exactement la même chose, le moindre dysfonctionnement se traduira immédiatement par : une mauvaise digestion, des douleurs stomacales, des ballonnements…

La bouche

Deux actions simultanément ont lieu :

La première est mécanique. Nos dents vont casser les macronutriments pour commencer à réduire leur taille. La seconde est chimique. Notre salive contient, entre autres, des enzymes comme l’amylase qui a la particularité de digérer l’amidon, un sucre complexe contenu dans les végétaux. Cette amylase fonctionne uniquement dans la bouche, car l’intestin la détruit avec son acidité. Ne pas prendre le temps de mâcher correctement et suffisamment entraîne immédiatement une mauvaise digestion des végétaux.

L’œsophage

L’œsophage est le « tube » reliant la bouche à l’estomac. Il possède deux systèmes de fermetures. Un pour séparer l’air des aliments et éviter les « fausses routes » qui sont des aliments passant dans les poumons. L’autre, un sphincter, qui est un muscle, laisse passer le bol alimentaire et empêche les remontées d’acide de l’estomac. La hernie hiatale ou le reflux gastro œsophagien (RGO) font parties des maladies de l’œsophage et se situent au niveau de ce muscle.

Il possède aussi un microbiote particulier qui a surtout vocation a nous protéger.

Bouche et œsophage sont deux phases de transit assez rapides, l’ensemble prenant moins d’une minute en général, pour les personnes qui ne mâchent pas suffisamment.

L’estomac

Là aussi des actions mécaniques et chimiques vont avoir lieu.

Le brassage des aliments se fait par des contractions liées à des mécanismes nerveux et hormonaux dont nous n’avons pas conscience. C’est le système nerveux autonome qui gère tout seul, en automatique. La conséquence concerne nos émotions, nos peurs, notre anxiété qui sont alors capables de perturber notre bonne digestion.

« Se retourner l’estomac » est une expression qui prend alors tout son sens. Il est important de manger dans un environnement calme.

Néanmoins, les cellules de notre estomac sécrètent 2 à 3 litres d’acide chlorhydrique par jour. Cet acide puissant :

  • Stimule la production d’hormones qui vont favoriser la sécrétion de bile et de suc pancréatique,
  • Dénature les protéines,
  • Et tue, normalement, tous les germes que nous ingérons.

Un acide de moins bonne qualité ou en plus petite quantité, entraîne une moins bonne digestion et des risques d’infections bactériennes, virales ou fongiques. On parle alors d’hypochlorhydrie. Cependant l’estomac secrète d’autres enzymes.

Remarque particulière, les cas d’ablation d’une partie de l’estomac à des fin de perte de poids entraineront forcément une diminution de l’efficacité de la digestion suite à la diminution de la quantité d’acide et des différents enzymes.

La phase stomacale de la digestion, malaxage gastrique puis vidange au fur et à mesure, dure entre 30 minutes à 2 heures en fonction du repas. Les remontées acides sont parfois provoquer par une vidange qui n’est pas complète. Par exemple, pour imager, si votre évier est rempli, et si vous rajouter de l’eau forcément il va déborder.

Les aliments prédigérés, appelés chyme, se dirigent ensuite dans notre intestin grêle qui est l’endroit clé de l’absorption des micronutriments. 90% de l’absorption y a lieu tout en faisant en permanence le tri avec les différentes toxines qui s’y trouvent.

L’intestin grêle

Il mesure entre 5 à 7 mètres en fonction des individus et contient des villosités, des sortes de plis qui augmentent considérablement sa surface pour correspondre jusqu’à environ 1 000 m², ce qui est plus grand qu’un terrain de tennis.

L’intestin grêle a, par ailleurs, la particularité d’être très fin car composé d’une seule couche de cellules. Cette finesse rend l’absorption des micronutriments efficace. Malheureusement, à l’inverse, en cas de défaillance, il devient très poreux et laisse passer dans notre corps de nombreux éléments indésirables, on désigne cet état sous le terme de syndrome de l’intestin irritable (SII) qui nous provoquera des maux de ventre, mais aussi, des épisodes allergiques, des réactions cutanées comme l’eczéma…

En raison de son fonctionnement, l’intestin grêle a été divisé en 3 parties, en partant du haut : le duodénum, le jéjunum et l’iléon. La partie supérieure contient peu de bactéries (si l’estomac a bien fait son travail), ces dernières se retrouverons uniquement à la fin, au niveau de l’iléon et de plus en plus en se rapprochant du côlon.

Le duodénum

Le foie, la vésicule biliaire et le pancréas y déversent un ensemble d’enzymes qui vont continuer la réduction des nutriments en micronutriments. Précisément, c’est l’association de 2 hormones conjuguée à l’action du parasympathique, qui est un nerf du système nerveux central, qui stimuleront le pancréas. Un liquide basifiant neutralisera l’acidité de l’estomac. Les enzymes pourront alors tailler les macronutriments du départ en micronutriments assimilables.

Le jéjunum et l’iléon

Les micro-nutriments traversent la paroi de notre intestin et pourront, après passage par le foie, circuler dans le sang et alimenter toutes les cellules de notre corps en fonction de leur besoin. Mais nous ne devons pas laisser passer les éventuels intrus : bactéries, virus, parasites, aliments mal digérés… Pour notre protection, notre organisme a installé 80% des cellules du système immunitaire le long des intestins. En cas de faiblesse, nous trouverons à ce niveau les troubles de la perméabilité, des processus immunitaires déréglés provoquant les allergies, les réactions inflammatoires, et beaucoup d’autres choses !

Tous les nutriments non absorbés, ou les intrus, s’ajoutant aux cellules mortes de la paroi de notre intestin, vont poursuivre leur chemin et se transformer en matière fécale dans notre côlon.

La phase d’absorption de l’intestin grêle a une durée d’environ 4 à 5 heures.

Le côlon ou gros intestin

Mesurant 1,5 mètre environ, par une série de muscles il pousse les restes de la digestion jusqu’au rectum, lentement. Ce processus peut prendre plusieurs jours.

Pendant ce temps, nous allons avec l’aide de notre microbiote optimiser nos déchets en récupérant tout ce qui est possible. En premier il s’agit surtout de l’eau, et des 10% que l’intestin grêle n’a pas capté. Les selles vont commencer à se former, aussi grâce à la fermentation de notre écosystème bactérien.

Nos bactéries sont en effet capables de nous apporter des nutriments qu’elles vont élaborer à partir de nos déchets. Comme le microbiote est un très vaste sujet, il sera abordé dans un article spécifique.

Plusieurs pathologies sont associés à un côlon qui ne fonctionne pas correctement :

Le rectum

Ce dernier lieu n’est pas à oublier ! Il est en fait composé de 2 muscles, 2 sphincters, qui ont la particularité d’être commandés par nos deux systèmes nerveux, conscient et inconscient. La défécation est d’abord une action réflexe. Bébé, nous avons besoin des couches puis nous apprenons à nous contrôler. Mais c’est la bonne adéquation des 2 systèmes nerveux qui permettent un bon résultat.

Pour ceux qui aiment les vidéos, je vous propose de cliquer sur ce lien. La vidéo, c’est une animation, est un peu technique, mais elle a le mérite de vous montrez le fonctionne global ainsi que la complexité du système. Des manques existent comme l’intervention du système nerveux, mais c’est tout à fait normal car sinon elle ne durerait pas uniquement 15 minutes.

En vous souhaitant un bon visionnage,

Amicalement,

Luc

Mes sources complémentaires supplémentaires la digestion

L’intestin grêle : un organe au fonctionnement intégré